Sur ces longues routes, je cherchais un sens,
un signe rien qu'un signe;
loin de tout et si près d'un songe
je me mis à fuir, sur ce cheval bleu,
ces effluves me carressaient mon visage brulé.
je me sentais pour la première fois fort, si fort
que le destin me parraissait bien petit.
Et les autres sur leurs chariots de feu,
crachaient leurs venins à une foret désemparée,
des trainées de fumées s'étalèrent sur les feuillades
telle une toile d'araignée agripant sa proie.
Le chemin peu à peu s'assombrit,
les rayons du soleil finissaient par devenir rare
même la forêt changeat d'âme
tout devenait flou
les rêves s'évanouissaient.
dans le coeur de cette route bien longue
la vie se fit rage.
je me senti emporté comme dans un déluge.
mon corps se détacha du cheval
mes complaintes devenaient lâches
mon âme luttait malgrès elle
façe à des forçes jusqu'alors inconnue
le cheval bleu s'éloigna de moi
je me sentais seul.
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Après tout ça, me voilà dans un hospital, pourquoi tant d'effort pour en finir là.J'ai vingt sept ans, je me sens de moins en moins sourd, ma vue n'a jamais aussi bonne. Mais voilà la peur, l'angoisse me paralyse. Je me sens moins maître de mon corps. Ce trop plein d'angoisse et d'énergie qui habite mon organe qui me sert de cerveau est aujourd'hui rentré dans une zone de guerre anonçée. Savoir c'est peut être un acqui, mais il faut que je bouge cette carcasse qui s'endort peu à peu pour trouver l'équilibre dont j'ai besoin.
Facile à dire mais il faut me pousser car je suis un peu feignant.
Je ne veux pas devenir esclave de mon image que la société se fait de moi , j'ai envie d'être et me trouver enfin. Ces images médiatiques me font peur, elles écorchent mon être
et me font souffrir. Plus ça va et plus les attaches au monde de mon enfance se détachent de moi. j'ai peur d'être un déraçiné qui par façilité va se noyer dans la médiocrité et l'aigreur.
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J'ai vingt-six ans, mais seulement quatre utiles. je ne comprends rien à rien; j'ai peur
des papillons, mon père est mort à la guerre. quand j'étais petite, j'avais un gilet en
angora rose qui s'arrêtait avant les côtes flottantes, les vieux messieurs m'aimaient beaucoup.
je ne crois pas à l'expérience, je me méfie des endroits clos; je ressens la paresse comme une maladie, j'aime les rivières jaunes
il faut te dire que j'ai derrière l'oreille un coin de peau extraordinairement doux; que j'aime les laitages et les bananes très mûres; je souhaite toujours qu'un ouragan m'emporte, c'est pourquoi je me suis attachée sur ce fauteuil avec des sangles de vélo
j'aime toutes les histoires qui commencent par "il était une fois";je hais les café au lait;
avant les gaçons me frottaient toujours les oreilles; une fois j'ai vu des chars blindés
sur l'avenue d'Orléans; j'aime les rengaines d'amour et les frites me font pleurer; sur l'eau
les bateaux me suivent toujours; ils me font peur. j'ai vécu tès longtemps içi ou là chez des amis; un jour j'ai cassé une table en marbre; j'aime les hommes pas rasés; j'ai souvent mal au dents.
j'ai faim quand il ne faut pas, voilà tu sais tout
Brigitte fontaine
musique Areski
Quand je l'ai lu, j'avais 27 ans, maintenant j'ai 32 ans et toutes mes dents. je ne sais toujours rien à rien; je me demande si mon avenir sera mieux, enfin je pagaie ferme.
mais toutefois je sens en moi une forte envie d'exister. mais ce n'est qu'une impression,
enfin c'est la vie, enfin je crois. on nous dit toujours fait çi, fait ça. ça peut paraître bête
mais on se sent toujours stupide à la limite un peu con.
Ce texte quand je l'ai lu, j'étais dans le brouillard, je venais de rentrer dans une maladie
inconnue et mes rêves devenaient sombres, tout me paraissait fade et injuste. j'avais perdu tous mes repères, j'en voulais à tout le monde, même au chien de la voisine. c'est pour dire. j'avais un grand besoin d'oxygène, de quelque chose de simple.
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Putain quelle déveine
je me mets à broyer du noir.
c'est pas le pied !
vivement l'allemagne
je me sens petit dans cette grande pologne
qui me dévisage sans trop me laisser de répit.
A quand cette eau fraiche qui me manque tant.
enfin je parle trop vite,
c'est pareil en allemagne,
au moins il y a de la bière et de la bonne.
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Mon rêve est ton rêve
rentre et penaitre dans ce bois
pour ne faire qu'un
et matière à faire joint
pour t'envoler au loin
et faire ce voyage, ce putain de voyage
ton voyage.
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no future
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Tout gamin je croyais à tout
tout me fascinait
ces gros bateaux, ces routes
tout me semblait si loin et si proche à la fois
mythe ou réalité
alors j'ai pris mon sac
quitté mes proches et ma cabane en bois.
et j'ai marché
des rêves plein la tête
le chemin était tout tracé
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Berçeuse pour une shoutée
Là dans ta veine tu le sais
il y a le sommeil qui va descendre
et puis sous le soleil qui naît
nous ne pourrons plus nous comprendre
je ne peux plus rien te donner
et tu ne peux plus rien me prendre
monsieur dealer je te connais
j'ai bien envie de te descendre
petite soeur, poignet fragile
petite voix, cassée, absente
deux grands yeux fixés sur l'exil
petite fleur, légère, cassante
dans cette chambre un peu baroque
un peu sordide et un peu sale
entre les indes et le maroc
dans ce clair-obscur de vestale
tu reste là, me regardant
les mains tremblantes sous la toile
j'ai vu la mort à dix sept ans
sous cette lumière verticale
il y avait un goût amer
dans cette pièce froide et close
pas de jetée et pas de mer
pas d'aurore tirant vers le rose
le dealer finira tranquille
loin des hôpitaux des cliniques
protégés par des imbéciles
par le système, et par les flics
dans un décor très décadent
avec ton fric, avec ta peine
avec ta mort, avec ton sang
ta solitude, avec tes veines
petite soeur, poignet fragile
petite voix, cassée et absente
deux grands yeux fixés sur l'exil
ce matin dans l'ambulance
Bernard Lavilliers
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Feuille grise sans vie
tu cherche ton chemin
sans ride tu survie
mais à quoi bon vivre
si tu n'en a pas envie.
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j'ai entaillé mes veines
et la vie s'écoula peu à peu de moi
tant sur ma vie qui était peu saine
je pris mon corps pour toi.
un signe,un sens
tout me paraissait vide
et pourtant mon corps n'était plus que sang.
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L'hymne aux paumés
Toi qui viens d'un pays sans fontière
hors-la-loi, poète ou déraçiné
toi qui vas, sans regarder en arrière
au devant de ta propre vérité
si parfois ton âme désespère
quand découragé, les hommes t'ont humilié
lance une prière
a l'univers entier
où que tu sois, je te rejoindrai
Toi qui est resté fidèle à toi même
et que ni haine ni peur n'a touché
si tu te sens rejeté par tes frêres
si l'amour t'a abandonné
Lance une prière
à l'univers entier
où que tu sois je te rejoindrai
Alors....
appelle, appelle-moi
appelle, qui que tu sois
où que tu sois, appelle
appelle moi, je t'aime
appelle
appelle-moi !
où que tu sois, je te rejoindrai
appelle... je t'aime.
parole : jacques HIGELIN
musique:Simon Boissezon
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un mot, un signe
tout me semblait vain
ma vie se lisait sur une ligne
et pourtant j'avais si faim
je voulais vivre
goutter jusqu'à en crever
aux joies pour être libre
et finir enfin de rêver.
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Etrange comme cette larme
elle se mit à courrir sur cette prairie
îvre et sans âme
elle s'évanouit dans l'infini.
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Il est pas plus tard que 22 heures, que je décide après avoir pris quelques litres d'eaux
de vous envoyer dans la quatrième dimension. Euh enfin je veux dire la troisième ou
peut être la deuxième, et puis mince je me lance.
Vous vous trouvez dès à présent devant une certaine dimension. Et c'est avec une certaine fébrilité que je vais tenter de retrouver ces putains de clés (que j'ai encore égarés pour changer) pour ouvrir une porte qui ne demande qu'a être réparée.
il faut vous signaler que le sérurier s'est encore perdu dans une grève. donc il va falloir
que je prenne mon mal en patience pendant encore quelques jours et me présenter içi
dès à présent devant vous, moi simple pion,moi qui es perdu je ne sais plus quoi d'ailleurs.
mais je suis là tout penaud, tout bête. Attendez je prend encore un p'tit verre pour la route.
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je n'arrive plus à rien sauf peut être à m'accrocher à ses quelques ronçes.
ma chute se fait plus intense et je n'arrive toujours pas à prendre une main.
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depuis ces quelques mois, mes rêves se sont évanouis
et laisser place à un cauchemar sans fin.
l'espoir de vie intense s'est transformé , ennui.
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tout devient trop noir
les rues sont devenues invisibles
mon coeur est mort pour la fin des temps
tant de bruits, trop de misères
et pourtant je cherche toujours
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voilà plus de 5 ans que je suis tombé dans le tourbillon de la mort consciente.
je me sens mourrir, parfois j'ai la sale impression que mon âme se détache de mon corps.
je ne ressens plus rien. toute chose est devenue sans saveur,
tout devient noir et sans intérêt. je suis devenu ce que je ne voulais pas.
un pion sans intérêt. je n'ai plus de rêve, toutes les fleurs sont mortes.
je vais mourrir, bientôt, je le sens, c'est comme si on m'écrasait le crâne.
on vous promets une vie meilleure, on nous baratine de mots, des mots, leurs mots,
leurs maux de têtes et on devient de la chaire à canon.
je suis pour ainsi dire une chose, une feuille ballotée par le vent.
Attention plus dure sera la chute.
je survie dans l'espoir de trouver une lueur mais ce n'est qu' un rêve.
il nous reste que l'amour
AU SECOURS
PS: a quand on nous rendra la liberté
à être enfin ce que l'on est
à vivre l'instant
à respirer le souffle du vent
mais on est que des numéros
moi mon nom s'est 010241 j'ai 31 ans et toi........
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Et me voilà avec 27 printemps
et toujours plein de rêves dans la tête
mais voilà qu'apparait quelques cauchemards
mais ce n'est pas grave car ce n'est que le début.
toujours avec mes grolles de 20 ans
je m'en prends plein la tête
et vas y fait çi et vas y fait pas ça
et surtout ferme ta gueule et marche.
si il me prends à l'idée je ne sais pas moi !
tiens allez vas y que je me lance.
si je décide de prendre les mocassins tout cuiré du patron pour faire classe.
eh bien voilà je me sentirai peut être un peu moins con.
mais à y réfléchir mes pieds sont trop petits
et au premier pas avec la chance qui est mienne
j'ai la sale impression que je vais me casser la gueule.
allez je vous laisse à vos rêves; c'est un peu trop compliqué
pour ma petite tête. Et je retourne avec mes doutes.
là au moins on va pas venir me prendre la tête
avec leurs angoisses à la fourrure d'éden de mes deux
vous savez quoi je crois que je vais pas faire
l'enfeu dans votre système noirâtre
ou peut être vais je devenir cette loque que
l'on croise un peu plus souvent dans nos citées rutilantes
Et me voilà avec 27 hivers
un peu moins de rêves dans la têtes
mais voilà l'ombre épaisse du cauchemard qui envahit mon coeur
mais ce n'est plus très grave car ce n'est qu'une fin.
mais ne faites pas attention, ça n'a pas l'air
mais je veux vivre, mais à ma façon.
et là je sais que la vie est belle.
enfin je crois.